Partagez|

I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Age : 20
Date d'inscription : 30/11/2014
Messages : 311
Puff : Misa'
Double compte : Katsura Amy

MessageSujet: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Dim 30 Nov - 22:07



KYOKU MISAKI

Fiche de Présentation

Kyoku
Misaki
16 ans
Féminin
Japonaise

Lycéenne
Tokyo
Très bonne

Célib'
Hétéro'


Petite Interview


» Coucou, toi ! Ca ne te dérange pas de répondre à quelques unes de mes questions ?
...

» Ha ha ! De toute façon tu n'avais pas le choix. Je m'appelles Yakamashii Tori, mais tu peux juste m’appeler Tori ! Tu as un surnom, toi ? Tu préfères qu'on t'appelles comment, au faite ?
... Misaki.

» Hum, d'accord ! J'ai oublié le plus important ; Ici, tout le monde est fan de foot, pas toi ? Tu sais jouer ? Tu connais des techniques hissatsu ou ce genre de choses ?
Ca ne m'intéresse pas.

» Vraiment ? Mais, tu as d'autres loisirs ? Qu'est ce que tu aimes faire pendant tes temps libres ?
*sort sa console de jeux*

» Tu devrais pouvoir rencontrer des gens avec qui tu partages ça ! D'ailleurs, tu t'entends le plus avec quel type de personne ?
*hausse les épaules*

» Oh ! C'est toujours bon à savoir ! Et, dis-moi, tu admires quelqu'un ? Tu as une équipe sportive favorite ou une idole ?
Ittoki.

» Ah bon, vraiment ? Et, pour ce qui est de ta famille, ça se passe comment ? Tu as beaucoup de frères et sœurs ?
Je suis fille unique.

» D'accord ! Aller, je dois te laisser, j'ai des petits nouveaux à aller harceler ! A bientôt, je l'espère !
*continue de jouer sur sa console*



Physique & Psychologie

Biographie
 
Toi qui étais si douce, si sage. Toi qui adorais courir dans les champs en chantonnant, qui ne cessait de jouer du piano, tu as bien changé désormais. Tu n'es plus la petite fille modèle dont tes parents étaient si fières. Non, au contraire, le lycée est pour toi une des dernières choses dont tu te préoccupes. Les heures de cours sont pour toi des heures de siestes. Il t'arrive même d'écouter de la musique en cours de maths. Et tes parents ne te disent rien ? C'est sans doute parce qu'ils sont souvent en voyage d'affaires. S'ils te voyaient, ils seraient anéantis. Ils ne se rendent pas compte à quel point tu t'es isolée, à quel point tu t'es renfermée et à quel point tu as souffert. Mais c'est peut être mieux comme ça. Parce qu'avoir tes parents sur le dos, ça te fous mal.

Depuis la mort de ton ami, tu n'es plus la même. Tu sais qu'il aimait la musique, mais tu ne pouvais plus en jouer, tu n'en avais plus le courage. Pourtant, ton amour pour la musique est toujours là. Tu ne peux même plus te séparer d'elle. Alors tu portes sans cesse ton casque sur les oreilles. Tu ne peux te séparer de lui. C'est comme si une bulle se formait autour de toi, coupant tous liens avec le monde extérieur. Mais tu es loin d'écouter du classique comme tu le faisais avant. Tu préfères les musiques beaucoup plus rythmées. Mais, puisque tu as arrêté le piano, quelles sont tes passions ? La réponse est évidente. Quand tu as commencé à t'isoler, tu t'es t'intéressée à des choses que tu n'aurais jamais essayé auparavant. En particulier les mangas. Ces livres te plongent dans un univers totalement différent, tu oublies toute ta douleur lorsque tu lis et tu ne peux t'en lasser. Il en va de même pour les jeux vidéos. Comme pour ton casque de musique, tu ne te sépares jamais de ta console. Et, à force d'y jouer, on peut dire que tu as atteint un certain bon niveau de jeu. Tes yeux fatigués pourront le confirmer.

Alors entre ton casque, tes mangas et tes jeux vidéos, tu t'es formé ton petit monde à toi. Mais tu n'en es pas satisfaite. Au fond, tu ne t'aimes pas. Tu voudrais redevenir la Misaki d'avant, celle qui était joyeuse aux côtés de ton cher ami, mais c'est impossible. Il n'est plus là. Plus rien ne sera comme avant.

Il y a cependant une chose qui est restée: ton asociabilité. Mais contrairement à avant, tu n'aimes pas le monde extérieur. Moins tu parles, mieux c'est. Tu es comme déconnectée du reste. Tu as du mal à comprendre les autre, leur système. Ils sont pour toi comme des extraterrestres. Bref, tu ne les comprends pas. Cela justifie sans doute tes remarques ou tes actes déplacés. Mais il ne faut pas t'en vouloir, ce n'est pas de ta faute. Ce doit sûrement être ton isolation qui a provoqué cela. Tu réponds froidement, sans aucune émotion. Des phrases courtes et directes, rien d'autre. D'ailleurs, tu ne te gênes pas pour dire ce que tu penses. Le regard des autres t'importe peu. Et c'est sans doute pour cela que tu n'as pas conscience du danger. Il t'arrive de répondre aggresivement, mais au fond, n'est ce pas une façon à toi de te protéger ? Parce qu'au fond, ta peur des autres est toujours là.

Mais ce n'est pas pour autant que tu es méchante. Au contraire, tu peux être très protectrice et attentionée s'il le faut. Tu peux t'intéresser à certaines personnes, notamment à celles qui partagent les mêmes passions que toi. Mais c'est dur, pour toi, de montrer tes sentiments.

Que dire d'autre ? Ah oui, tu es extrêmement tête en l'air et à cause de ça, tu te perds facilement. Ton sens de l'orientation est très mauvais. Si tu es comme ça, c'est parce que tu rêvasse sans cesse. Tu es très rêveuse et tu es toujours dans la lune. C'est sûrement pour cela que tu es une fille très maladroite. Tu ne peux faire un mètre sans risquer de trébucher. Pourtant, tu es très habile avec ta console. D'ailleurs, c'est à cause de ça que tu t'endors souvent. Tu peux dormir n'importe où et n'importe quand !

Parlons de ton physique. Même si ton visage est horriblement fatigué, tu restes une fille très mignonne. Ton visage fin reflète ta fragilité et tes petits yeux roses bonbons te rendent adorable. On aurait pu te prendre pour une fille de 14 ans si tu n'avais pas cette poitrine généreuse que tu essayes sans cesse de cacher. Tu as tout de même une taille moyenne pour une fille de 16 ans; 1m 60 et tu pèses 46 kg, c'est correcte. Tu es fine de corpulence mais pas très musclée, pas du tout même. D'ailleurs ça se comprend, tu n'aimes pas faire du sport. Du moins, ce n'est pas ce qui te passionne.

Tes cheveux roses pâles retombent jusqu'aux épaules. Plusieurs mèches remontent légèrement vers le haut. Tu as une frange que tu coiffes généralement d'une petite barrette; il t'arrive parfois d'être coquette.
Depuis la mort de ton ami, fini les petites robes blanches, fini les petites fleurs dans les cheveux; tu t'habilles avec des vêtements plus sombres, tu ne deviens pas pour autant gothique, loin de là. Tu préfères te cacher, rester discrète, alors tu portes généralement des capuches. Tu mets des sweets, des vestes à capuche et même parfois des chemises. Sinon tu aimes bien porter des jupes, des short, des collants et des baskets; bref, ton style vestimentaire est plutôt simple.

Ah, j'oubliais, tu as toujours avec toi un petit sac à dos rose en forme de chat. Tu y ranges ta console de jeux et ton casque, parfois même des mangas. Tu y caches aussi ton doudou lapin, il te porte bonheur, mais ça, personne ne doit le savoir...  

Cette douce mélodie... remplie de nostalgie... envahit la pièce de douloureux souvenirs.

Je la joue encore et encore, pour ne pas oublier ces quelques moments de joie. Mes doigts usées glissent sur les touches gracieusement. Les yeux fermés, je profite de cet instant. Cette mélodie reflète tous mes sentiments, tout mon passé. Si j'en avais l'opportunité, je le recommencerai; J'effacerai toutes mes erreurs et je ferai en sorte qu'il revienne...

Assise devant mon piano, je joue cette musique pour la énième fois. C'était sa préférée. Nous l'avions composée ensemble.

Quand on se met à jouer de la musique, on ne peut plus s'en passer. C'est comme si une bulle se formait autour de nous, on sent que plus rien ne peut nous arrêter. Elle t'emmène loin, dans un monde merveilleux. Un monde si paisible, si doux... La musique est tout ce que j'ai, elle me console. Je trouve le son du piano reposant, mais à la fois émouvant. C'est le seul instrument où j'arrive à m'exprimer. Je me rappelle encore de la première fois que j'ai joué du piano.


De mes petites mains, j'appuyais hasardement sur les touches de l'instrument. Ce fut ma grand-mère qui me transmit cette passion. Je la regardais toujours jouer de ses habiles mains. Elle était d'une incroyable gentillesse. Et, sous ses bons conseils, je fis vite mes premières mélodies.

Ayant une santé très fragile, je ne pouvais sortir comme tous les autres enfants de mon âge. Mes parents évitaient tout contact entre l'extérieur et moi, de peur que je prenne froid ou que je tombe. Alors je restais à la maison. Je n'allais pas à l'école; J'avais un instituteur à domicile et même un professeur particulier pour mes cours de piano. Je m'étais vite trouvé des passe-temps. J'aimais beaucoup lire, composer, dessiner... Mes parents m'offraient sans cesse des tas de jouets. J'avais tout ce que je souhaitais. Mais malgré tout cela, je me sentais terriblement seule.

Je regardais par la fenêtre les petits enfants se bousculer dans la neige en criant de joie... Ma santé m'empêchait de faire quoi que ce soit. Et, à cause d'elle, je ne savais pas ce que ça faisait d'avoir des amis... Mais heureusement, la musique était là pour me tenir compagnie. C'était grâce à elle que je gardais le sourire.

Les années passèrent et ma santé s'améliorait. Et, à une année avant le collège, je pouvais enfin aller à l'école comme tous les autres enfants. J'étais toute excitée à l'idée d'avoir des amies ! Papa et maman me répétaient que j'étais une grande fille désormais !

Mais, quand je vis toutes ces bandes d'enfants qui s'agitaient dans tous les sens, mon visage se crispa; j'étais terrorisée. C'était un tout autre monde. Voir tant de monde autour de moi... tout bougeait... et c'était si bruyant...
Une femme frappa des mains, tous les enfants se ruèrent vers elle. Ma mère me poussa délicatement, un grand sourire aux lèvres. J'avançais lentement vers la classe. On me questionna énormément, mais rien ne sortait de ma gorge. Je n'y arrivais pas. J'étais affolée, au milieu de ces inconnus, je voulais rentrer chez moi !

Hélàs mes parents refusèrent de me retirer de l'école. Ils ne voulaient pas que je m'isole encore.

Je passais donc toutes mes récréations dans un coin, emmitouflée dans mon manteau. Personne ne venait me voir, ils me trouvaient "étrange", apparemment. Mais ce n'était pas surprenant, j'avais peur de tout le monde. "J'ai changé d'avis ! Les amis c'est trop nul !" et, comme d'habitude, je finissais en sanglots.

J'accèlère le rythme. La mélodie devient plus grave. Je sens la colère montée. Je fronce les sourcils; je ne m'arrête pas de jouer.

Mon année passa difficilement. Me voilà au Collège. J'espérais que cela se déroulera mieux qu'auparavant. Mais c'était impossible, je le savais très bien. Ma peur était toujours là, et mon année précédente l'avait empirée.

Le collège commença tranquillement. Je travaillais bien. Quelques personnes venaient me voir de temps à autres mais je les regardais avec effroi. Je n'arrivais toujours pas à leur sortir un mot. Finalement, ça ne valait pas mieux que le primaire. Mais quand est ce que ce cauchemar s'arrêtera ?

Bien vite, il y eut des moqueries. D'après les autres élèves, j'étais différente. Alors je me suis renfermée encore plus qu'avant. On m'obligeait à faire leurs devoirs. Je n'arrivais pas à refuser, à me défendre. Les professeurs ne se rendaient compte de rien et je n'osai en parler à personne, ni même à mes parents.

Petit à petit, la musique ne me réconfortait plus; j'avais arrêté d'en jouer. L'envie de sourire avait elle aussi disparut.

Mais un jour, alors que je sortais de classe les bras remplis de paperasse, un élève me bouscula accidentellement. Je m'étais retrouvée au sol, au milieu du couloir envahit de feuilles volantes. L'inconnu me tendit la main. Quand j'avais relevé la tête, je vis le visage d'un jeune garçon qui me souriait. Ses cheveux vermeils étaient décoiffés, plusieurs mèches partaient dans tous les sens. Il avait de grands yeux rouge flamboyant. Il portait sa tenue scolaire et un casque noir autour du cou.

Refusant son aide, je me relevai toute seule.

- Excuse moi, je ne regardais pas où j'allais.

Une fois de plus, l'angoisse me montait à la gorge, m'empêchant de sortir une parole.

-  Tu... Tu vas bien ?

Je m'étais mise à marmonner quelques mots incompréhensibles, avant de baisser la tête, honteuse. Le garçon proposa de m'accompagner à l'infirmerie, mais je refusai d'un coup de tête. Il m'aida à ramasser toutes les feuilles et repartit en faisant signe de la main.

Un sourire apparaît sur mon visage. La mélodie s'adoucit.

Plusieurs jours passèrent après cette rencontre et je n'avais plus revu le garçon. Mais qu'importe ? C'était une personne comme les autres. Une personne à qui je n'arrivais pas à parler.

Nous étions dimanche. Et, comme à mon habitude, je sortais prendre l'air. Vêtue d'une simple robe blanche, je m'étais dirigée vers le champ de fleurs qui se trouvait non loin du manoir où j'habitais.

Dire qu'il y a quelques années, je rêvais de me promener dehors...
Une fois le grand portail traversé, une fine brise me soufflait au visage. J'observais le paysage printanier; le sol était couvert de grands tournesols. Un petit sentier étroit traversait le jardin. Je marchais tranquillement, découvrant ce nouvel endroit quand une fine mélodie résonna. C'était une musique lente, très calme; je reconnus directement le son de la guitare. Au fur et à mesure que je m'approchais, une douce voix apparaissait. Elle était chaleureuse et accompagnait la mélodie à merveille.

Je continuais à suivre le chant, traversant le champ de fleurs. Et, au bout du chemin, je fus incroyablement surprise en découvrant un immense lac. Les rayons du soleil se reflétaient sur l'eau scintillante. Le silence était brisé par le chant des oiseaux, et le son de cette guitare...

Je cherchais discrètement la personne qui jouait si bien de cet instrument. Mon regard se posa alors sur une silhouette appuyée contre un grand arbre au bord de l''eau. Je m'approchai lentement de lui.

Et là, je le vis. Cette touffe rougeâtre décoiffée par le vent, ce regard brillant sous les rayons du soleil... C'était le garçon que j'avais rencontré...
Il continuait de chanter; sa voix était remplie de passion. Elle s'accordait si bien avec le son de la guitare... C'était si beau...

Je me souviendrai toujours de sa voix. Celle qui me redonnait sans cesse le sourire...

La musique s'arrêta soudainement; le garçon se retourna et m'aperçut. Effrayée, je me mis à reculer de quelques pas mais je glissai maladroitement sur une branche d'arbre. L'adolescent lâcha sa guitare et se précipita vers moi. Il prit ma main et me releva.

- Tu vas bien ?

Il m'avait dit la même chose il y a quelques jours. Je me demandai si il se rappelait de moi... J'hésitai un moment avant de relever la tête vers lui. Je pus le voir de plus près... voir son regard profond...

- Oh mais, tu es la fille de la dernière fois pas vrai ?

Il se rappelait donc de moi. Cela m'avait fait chaud au cœur. Ca prouvait que je n'étais pas comme un fantôme.... que j'existais... j'en faisais peut être un peu trop... après tout, c'était de ma faute si j'étais seule...

- Tu te rappelles de moi ? Je t'avais bousculée dans le couloir. Encore désolé...

J'avais tellement envie de m'échapper. De rentrer à la maison et de tout
oublier. Mais je ne pouvais quitter mon regard du sien. C'est comme s'il te tenait prisonnier...

- Au fait, moi c'est Ittoki ! Et toi ?

"Misaki". Je n'étais même pas capable de lui dire "Misaki". J'étais tellement pathétique. Même si j'essayai de toutes mes forces, rien ne sortait. Pourquoi... pourquoi ?!

Je me sentais honteuse, encore une fois. Il devait me trouver bizarre, comme tout le monde. Mais au lieu de ça, il me sourit. Pourquoi ne m'abandonnait-il pas comme tous les autres ?

Le garçon m'amena sous l'arbre et reprit sa guitare. Je m'assis près de lui sans un mot.

- Tu aimes la musique ?

Si j'aimais la musique ? Evidemment ! C'était tout ce que j'avais. Mais comment le lui dire ? J'étais incapable de lui dire quoi que ce soit. Pourtant, j'avais vraiment envie de lui parler. Il partageait la même passion que moi, il pouvait sans doute me comprendre... Je me mis à acquiescer de la tête, en me forçant de faire un petit sourire.

- Vraiment ? C'est génial ! Tu joues d'un instrument ?

Du piano, je joues du piano ! J'adore ça ! Je voulais le lui dire mais c'était impossible... Mon sourire disparut et je baissai la tête. Le garçon ne chercha pas plus loin, il se remit à parler.

- La musique me rend heureux. Quand je commence à jouer, tout disparaît. Il ne reste que ma guitare et moi... c'est vraiment une sensation magnifique... tu as dû la ressentir, toi aussi...


C'était vrai. Cette sensation, je la ressentais à chaque fois que je jouais du piano. Elle était toujours là pour moi, surtout dans les moments difficiles. Elle m'a toujours remontée le moral... Je n'étais donc pas la seule à ressentir ce genre de chose, lui aussi...

- Misaki...

C'était sorti tout seul, sans aucun effort. Ce fut la première fois qu'un mot sortait de ma bouche... pour parler à quelqu'un d'autre que ma famille.  Le garçon me sourit et recommença à jouer de la guitare. Il changeait d'accord avec tant de facilité... et jouait de ses doigts habilement... Il avait réussi à rendre cet endroit vide et silencieux, chaleureux et plein de gaieté. Sa voix était vive et joyeuse. J'étais totalement admirative.

Quand il eu fini, je ne pus me retenir d'applaudir et sourire de tout mon cœur. Cette fois, c'était loin d'être un sourire forcé...

Après ça, il me parla longuement de son amour pour la musique, comment il l'avait découverte... Je l'écoutais attentivement. Il était si passionné. Il... me ressemblait...

La journée passa vite; la nuit commençait à tomber. J'aurai voulu que cet instant soit éternel. Ittoki rangea sa guitare et se releva; je fis de même. Et, d'un sourire apaisant, je levai la tête au ciel, pour voir les étoiles qui scintillaient.

- La musique, c'est tout ce que j'ai. J'aime... beaucoup jouer du piano...

- Tu me joueras un morceau, un jour ?

- Oui !

Et ce fut à partir de ce jour que ma vie changea radicalement. Je m'étais mise à dire quelques mots, même si la peur des autres était toujours là. C'était seulement avec Ittoki, que je pouvais parler librement. Je me sentais à l'aise avec lui. On se donnait tous les jours rendez vous au pied de l'arbre, même si, à force, aller là bas était devenu un automatisme. Ittoki et moi étions inséparables.

Les années passèrent rapidement avec lui. Nous voilà à la troisième année du collège. Nous avions décidé de composer ensemble une chanson. Elle représentera notre forte amitié et notre passion pour la musique. Elle nous liera. Nous avons longtemps travaillé sur cette chanson et nous y avons mis tout notre cœur.

Ittoki... toi qui me rendait toujours le sourire, toi qui me comprenait, toi qui était toujours de si bonne humeur, toi qui m'a aidé à sortir de ce cauchemars...

- Merci...

J'écrivais depuis maintenant deux jour la partition de notre chanson, et je l'avais enfin terminée ! Je devais rejoindre Ittoki au bord du lac pour les lui montrer, il m'attendait avec impatience !

J'étais sortie du manoir, les feuilles à la main. J'avais traversé le champ de tournesols en courant, jusqu'à arriver au grand lac. Là, appuyé contre l'arbre, Ittoki m'attendait. Son regard flamboyant fixait le ciel bleu. Le sourire aux lèvres, il chantonnait notre mélodie.

Ittoki...

Je veux arrêter. Arrêter de jouer cette mélodie. C'en est trop. Je ne veux pas me souvenir... de cette douleur... Mais mes mains continuent, je ne peux les stopper.

Je m'approchais du garçon. Il me sourit. Je m'apprêtais à lui tendre la partition, quand le vent l'emporta avec lui. Non, pas elle ! J'avais travaillé plusieurs jours dessus ! Elle était importante pour Ittoki, et pour moi...

Je me mis à courir après les feuilles, il fallait les reprendre ! Hélas, mon bras était trop court pour les atteindre. Mais je n'allais pas laisser tomber. Je continuais ma course. Le vent soufflait de moins en moins fort. Les feuilles commençaient à baisser. Je pris mon élan et sauta. J'avais réussi à attraper toutes les feuilles. Je fus énormément soulagée.

Mais j'entendis un bruit sourd se rapprocher. Je levai le regard et m'aperçut que je me situais en plein milieu d'une route. Je n'eus pas le temps de réagir qu'une voiture se ruait vers moi. Elle klaxonnait fortement mais je ne pouvais bouger; j'étais paralysée par la peur. L'engin était de plus en plus proche. Elle allait bientôt me renverser. Je fermai mes paupières; alors c'était comme ça, que tout allait se terminer... ?

Je sentis un corps me bousculer; je tombe en arrière, lâchant la partition. Il y eu un gros bruit, puis plus rien. J'ouvris lentement les yeux et la scène que je vis m'effraya.

Ittoki était à terre, immobile. La voiture était arrêtée juste devant lui. Je compris alors ce qu'il s'était passé; Ittoki venait de me sauver la vie.

Je me précipitai vers lui et attrapa son corps encore chaud dans mes bras. Des larmes abondantes coulaient le long de mes joues. Je serrai fort contre moi le corps de mon ami.

- Ittoki... non pas toi... pas toi Ittoki... Tiens bon... ne me laisses pas Ittoki, ne me laisse pas seule !

Rien à faire. Il ne répondait pas. Ittoki n'était pas mort, je ne pouvais pas l'accepter ! Le chauffeur de la voiture appela les urgences. Je ne cessais de pleurer.
On avait embarqué mon ami quelques minutes plus tard. Non, ce n'était pas possible... Tout était arrivé si vite... et c'était... de ma faute...

Peu de temps après je m'étais retrouvée à l'hôpital, à patienter dans une salle d'attente. Je ne bougeais plus, mes larmes coulaient toutes seules. L'attente avait duré une éternité. Chaque seconde était pour moi une heure entière. C'était interminable. Les parents d'Ittoki étaient là eux aussi. Sa mère n'arrêtait pas de pleurer. Son mari caressait ses mèches vermeilles pour la réconforter. Elle ressemblait beaucoup à son fils...

Le médecin sortit de la salle où Ittoki se trouvait. Je me relevai d'un bond. L'homme à l a blouse blanche se dirigea vers les parents de mon ami. Un court instant passa avant que la mère de mon ami éclate en sanglot. Cela suffit pour deviner la situation; Ittoki était mort.

Il était mort et c'était de ma faute. Si je n'avais pas suivi les feuilles de partition... si je ne m'étais pas mis en plein milieu de la route... si j'avais bougé lorsque la voiture klaxonnait... Ittoki serait toujours là...
Ittoki... pourquoi... je t'aimais tant !

J'arrête soudainement de jouer; mes mains tombent sur le clavier du piano. C'était trop. Trop de souvenirs. Je m'étais pourtant promis de ne plus jouer ce morceau... ce morceau que nous avions composé ensemble... Mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Ca faisait un an maintenant que je n'avais plus touché mon piano. Je n'en avais plus le courage, mais surtout, j'avais peur... peur de me rappeler de tous ces souvenirs douloureux.

Après la mort d'Ittoki, je m'étais enfermée dans ma chambre. Je ne sortais plus, ne mangeais plus et ne parlais plus. Je n'avais envie de rien. Ittoki, tu étais le seul que j'aimais, pourquoi es tu parti...

J'avais arrêté la musique; elle ne me consolait plus. Je commençais à m'intéresser à de toutes nouvelles choses. Des choses qui me faisaient oublier ma douleur, rien qu'un court instant. Je m'intéressais aux mangas et je m'étais achetée une console de jeux. J'avais arrêté d'étudier, je n'en avais plus envie. Plus rien n'avait d'importance désormais. Je ne voulais plus essayer de sympathiser avec les autres, au contraire, je les évitais.

Voilà ce que j'étais devenue depuis la mort d'Ittoki. Voilà ce que je suis. Une fille qui n'a plus le goût de vivre, qui n'a plus l'envie de sourire. Je sais que tu ne voulais pas que je finisse comme ça, mais tu me manques tellement... Une partie de moi s'est envolée avec toi... Je ne suis plus la même...

Ittoki... Pardonne moi...

Derrière l'Écran






Ton prénom : Amy
Tes loisirs : Dessiner, lire, la guitare, chanter, RP et... on s'en fout uwu

Comment tu es arrivé(e) ici : Magie ?
Ton avis sur le forum : 'l'est naze et tout, c'pour ça que j'me suis inscrite, y'a même pas d'lapins ewe
Double compte : Katsura Amy
Autre : Lapin ? ♥

Code(s) : validés par un lapin nageant  


Je souhaite réserver Chiaki Nanami comme avatar.


Dernière édition par Kyoku Misaki le Lun 1 Déc - 20:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Féminin France Age : 23
Date d'inscription : 01/11/2014
Messages : 280
Puff : Tora
Double compte : Kuusuke Matsuno

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Lun 1 Déc - 10:40

Hééééé, on abandonne pas notre RP ensemble avec Amy, hein, il est EN PAUSE, j'insiste, t'oublie pas de me répondre un de ce jours quand ce perso te motiveras de nouveau, même si c'est dans plusieurs mois !

Bref, sinon, j'ai pas lu ta biographie, j'ai la flemme, mais j'ai peur aussi... Parce que rien qu'en lisant le caractère de ton perso, j'ai pleuré (si, j'te jures) parce qu'elle me ressemble un peu, donc.... voila.... =/

Et l'image sur la présentation, la capuche qu'elle porte sur la tête me fait penser au personnage que je compte prendre pour mon futur DC ! Alors comme quoi, comme si me ressembler à moi ne suffisait pas, elle a des points communs avec Yuuna (vive les jeux vidéos !) et avec mon futur DC (vive les capuches kawaii avec des trucs genre oreilles de chats, t'sais) dont j'avais encore jamais parlé jusqu'à présent.

Bref, il faut qu'on fasse un RP ensemble toutes les deux, obligé.

_________________


« Un jour, je serais une super gardienne. Un jour. »
Je parle en dodgerblue
Prez | Blog
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Féminin Belgique Age : 17
Date d'inscription : 01/11/2013
Messages : 1453
Double compte : Kudou Fuyuka & Miyabe Momo

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Lun 1 Déc - 20:28

Eh non, refusée, t'écris pas assez bien, c'est nul et trop cliché pff.

Nah, je plaisante :'D L'histoire est très cool, même s'il y a des FAUTES grr, et que voilà pour une fois j'ai pas pleuré, je ne sais pas pourquoi, je l'aime beaucoup.

(je ne cherche pas du tout du caractère en commun entre Misaki et F. Momo)
(pas du tout)

C'est long, c'est beau, c'est accepté, tu es validée, je veux des rps.

Tout est dit 'u'

_________________







Merci à Koyuki-senpai pour le vava ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Age : 20
Date d'inscription : 30/11/2014
Messages : 311
Puff : Misa'
Double compte : Katsura Amy

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Mar 2 Déc - 18:18

Yuuna; Ne t'en fais pas, je n'ai pas oublié ! Je te répondrai dès que l'inspiration avec Amy reviendra o/
Ahah, tant de points communs :') Ouiii vive les jeux vidéos et les capuches Kawaii ! èwé Sinon, y'a pas de problème pour le RP, on commence quand tu veux ! (Oui parce que je sais que tu en as trop en ce moment x.x)

Fumiii'; Mercii merciii ♥ (Désolée pour les fautes, je corrige dès que possible x.x)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Féminin France Age : 23
Date d'inscription : 01/11/2014
Messages : 280
Puff : Tora
Double compte : Kuusuke Matsuno

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Mer 3 Déc - 16:22

Bah je suis censé en avoir un avec Fumi et Maki mais je crois qu'elles m'ont oubliée. Donc.... C'est quand tu veux ! Moi je suis prête !

_________________


« Un jour, je serais une super gardienne. Un jour. »
Je parle en dodgerblue
Prez | Blog
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Age : 20
Date d'inscription : 30/11/2014
Messages : 311
Puff : Misa'
Double compte : Katsura Amy

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Jeu 4 Déc - 14:31

Okay Yuuna, moi aussi j'suis prête ! o/
Par contre, ça ne te dérangerait pas de commencer ? >.< *a 3 start' à faire*
Si t'as une idée, n'hésite pas à me la dire /o/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Féminin France Age : 23
Date d'inscription : 01/11/2014
Messages : 280
Puff : Tora
Double compte : Kuusuke Matsuno

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki] Jeu 4 Déc - 20:00

Je doit répondre à Yuki d'abord et je m'occupe de ça juste après alors !

_________________


« Un jour, je serais une super gardienne. Un jour. »
Je parle en dodgerblue
Prez | Blog
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki]

Revenir en haut Aller en bas

I miss you but I will not give up... [Kyoku Misaki]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» miss petite bergere pot de colle ( evreux 27)
» Haïti Couronne une Nouvelle Miss
» Anastagia Pierre Américaine d’origine haïtienne couronnée Miss Florida USA 2009
» Miss Haïti prendra d'assault Miss Univers le 23 Août!
» L'anniversaire de Miss Gwenny !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sekai e no Chousen - Forum RPG Inazuma Eleven :: INTRODUCTION :: Présentation des personnages :: Fiches validées-